Matches amicaux AU JARD - MERIGNAC VIE AU GRAND AIR DU MEDOC ET STADE BORDELAIS FONT MATCH NUL (2 BUTS A 2) Quelle magnifique exhibition ! La foule des amateurs du ballon rond, dont le nombre croît sans cesse, qui se rendit au Jard ne regretta point le déplacement. Et, cependant, ce ne fut pas chose aisée de se rendre dimanche au terrain des Médocains, la Compagnie des Tramways suburbains s'étant désintéressée de ce match. Les deux clubs rivaux de Bordeaux soulevèrent à plusieurs reprises l'enthousiasme de leurs « supporters ». Rarement match fut joué avec tant de rapidité, de science et d'énergie. Le résultat nul vint fort à propos clore les hostilités. Aussi bien, les deux équipes firent preuve de qualités, qui, pour ne pas être semblables, n'en sont pas moins excellentes. Cependant, on eut plaisir à constater chez les deux « teams » une ferme homogénéité qui servit l'intérêt du jeu. Chacun d'eux domina durant une mi-temps avec une égale persévérance. D'aucuns affirmaient avant la rencontre que la ligne des « forwards » stadistes était irrésistible et bien supérieure à celle des Médocains. Je ne partage pas tout à fait cet avis. Dans chaque ligne, il y eut des faiblesses. Sur l'exhibition d'aujourd'hui il est difficile d'apprécier si l'une est plus redoutable que l'autre. Au Stade, Moussi, que l'on disait dans une forme splendide, ne produisit pas grand effet, mais fut simplement bon. Le reste de la ligne ne parut pas très effectif. Il faut reconnaître, pour être juste, que les avants stadistes eurent affaire à dure partie avec les demis ailes médocains et surtout l'arrière Mentha. Du côté vgamiste, les « forwards » semblèrent plus sûrs devant les bois. Il me fut agréable de constater que Valeton tient maintenant fort adroitement la place d'ailier gauche. Il fit plusieurs centres remarquables d'adresse et de précision. Sa vitesse le rend, en outre, très dangereux. Certes, on peut lui reprocher d'être trop léger, mais ce défaut n'a que peu d'importance pour un ailier excellent par ailleurs. Ce reproche pourrait être fait avec plus de justesse à la triplette des « bleu et vert ». Delor ne semble d'ailleurs pas s'accommoder du poste d'avant centre. Les deux lignes de demis, il est également malaisé de distinguer la meilleure. Moniezun, Mazerolles et Arnaud déployèrent autant d'activité que Georget, Lionel et Edouard Gasqueton, avec cependant cette différence qu'ils marquèrent de moins près les ailiers adverses. Georget Gasqueton m'a paru bien plus à sa place comme demi que comme avant, ainsi que je le pensai déjà l'an dernier. En arrière, Mentha se signala tout particulièrement. Il est dans une forme extraordinaire. Voudrait-il, par hasard, être, de nouveau, international ? Christophe et son coéquipier eurent le tort de dégager trop en hauteur et d'une façon un peu désordonnée. Dans les filets, Lautar et Garrigue firent de superbes arrêts. Il fut dommage que ce dernier, blessé, dut quitter son poste avant la fin de la partie. M. Fournier de la L. S. O., arbitra avec sagesse et fermeté. R. P.
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Matches amicaux AU JARD-MERIGNAC. — V.G.A.M. et S.B.U.C. font match nul (2 buts à 2) Ce match attendu avec la plus vive impatience par la foule des soccers bordelais, avait réuni sur le coquet parc de la Vie au Grand Air un public de plus de 2.000 personnes. Jouée par une journée maussade, quoique sans pluie, la partie fut d'un acharnement rare et les deux onze mirent un cœur admirable pour élever le score en leur faveur. Une défense serrée de part et d'autre endigua la plupart des attaques et si des hommes furent à l'ouvrage, les arrières en prirent une large part. La partie commence à l'avantage des Stadistes qui, après dix minutes de jeu, ouvrent le score sur un loopé de Poirier, repris par Girardeau. Se cantonnant ensuite dans les bois vgamistes, ils mettent la défense Poirier-Mentha à l'ouvrage, mais celle-ci reste malgré tout impénétrable. Les blancs continuent à dominer, combinant mieux que leurs adversaires, puis la V.G., sur un dégagement de Mentha attaque Lautard, sort de ses bois, Delor, sortant la balle du cafouillage qui a lieu, passe à De Jammes qui égalise. Le Stade semble alors faiblir quelque peu; il n'en faut pas davantage pour émoustiller le onze adverse qui, attaquant à nouveau par l'aile gauche, marque par l'intermédiaire de Delor un deuxième but. Les poulains de Hours se reprennent et les demis blancs font maintes ouvertures, mais les arrières vgamistes jouent le hors-jeu et le repos est sifflé sans que rien de plus soit marqué. A la reprise, la V.G. attaque aussitôt et conservera, durant toute la mi-temps, un léger avantage. La ligne d'attaque du S.B.U.C. ne joue plus avec la même cohésion et manque totalement de contrôle sur la balle. Les demis pourtant, surtout Mazerolles, multiplient, mais voient tous leurs efforts annihilés par cette tactique que viennent de prendre leurs avants et c'est toujours à un des Gasqueton que parvient la balle. Les blancs ne feront plus que quelques rares attaques ayant chance d'aboutir. Un corner est sifflé, bien botté par Saint-Gaudens; les avants se ruent dans les bois de Garrigue et Girardeau, à la tête, égalise. Le portier vgamiste, touché, quitte le terrain. De Jammes le remplace, et presque aussitôt la fin est sifflée. Le S.B.U.C. présenta une équipe dans l'ensemble en progrès. Les avants fournirent une jolie première mi-temps, mais manquèrent en seconde de cette cohésion indispensable qui fait la force d'une équipe. Girardeau et Hours furent les meilleurs. En demis, réside la grosse force des stadistes. Quoique actifs, Montauzun et Arnaud ont té au-dessous de leur forme habituelle. Christophe à l'arrière, d'une virtuosité sans égale, reprit des balles dans toutes les positions. Baqué, à ses côtés, fut excellent et s'annonce de classe. Lautard, dans les bois, sauva maintes fois. Le onze vgamiste sous le calme habituel. On sent la main des Gasqueton qui dirige l'équipe, et rien n'est fait au hasard. Le jeu est moins fougueux qu'en face, mais souvent plus effectif. Les avants, s'ils ne brillèrent pas en première mi-temps, se rachetèrent dans la seconde et eurent sur leurs adversaires la supériorité d'un net contrôle de la balle. De plus, on marque à la V.G. plus étroitement qu'au Stade et ce fut pour eux un excellent facteur. De James, Machado et Valleton se montrèrent les meilleurs. Les frères Gasqueton, en demis, sortirent une partie excellente et mirent toute leur énergie pour égaler la ligne adverse. Georget semble à cette place en gros progrès. A l'arrière, Mentha, s'il fut, dans ses coups de botte moins brillant que Christophe, joua le hors jeu en grand maître et se montra supérieur dans ses services. Poirier le seconda admirablement. Tant qu'à Garrigues, parfois brillant, il commit la faute de quitter trop souvent ses bois. L'arbitrage de M. Fournier fut aussi impartial qu'apprécié. — EUSÈBE.